L’empreinte de l’homme    

En 1823, Louis ROUSSEAU, originaire de la Beauce, achète ces terres d’une superficie de 300 hectares avec l’idée de les mettre en valeur et de s’installer avec sa femme Emma. Avec l’aide des riverains, il stabilise une partie du cordon dunaire grâce à des semis d’herbes, des plantations de pins et cyprès et aussi à la mise en place de fascines de genêts. Ce travail fut souvent à recommencer devant les assauts de la mer et du vent.
En 1824, la construction d’une digue de 700 m et de clapets permettent de mettre hors d’eau plus de 400 hectares de marécage. C’est ainsi que naissent les terres de Lannevez.
En 1842, le trait de côte devient stable. Des familles s’installent dans des fermettes sur ces terres gagnées sur la mer.

Pendant la guerre, l’occupant allemand creuse des fossés anti-chars qui sont toujours visibles de nos jours.

Après la guerre 39-45, le site sert de décharge.
Plus de 300 tonnes de déchets seront retirés du site après l’acquisition par le Conservatoire du Littoral. Ceci ne représente qu’une infime partie des ordures, le reste ne pouvant être extrait sans provoquer des changements hydriques.


Dans les années 1960-1980, les dunes subissent une fréquentation anarchique : le camping sauvage s’installe, les voiture et les motos érodent la dune qui menace de céder en de nombreux endroits.

D’un commun accord entre les élus et les anciens propriétaires, le Conservatoire devient le 10 juillet 1987 propriétaire de 110 hectares de dunes par donation des descendants de Louis ROUSSEAU et acquiert par la suite 80 hectares supplémentaires de dunes.

Site incrit depuis 1930 et site Natura 2000, les dunes de Keremma représentent aujourd’hui un défi pour la protection et la conservation des espèces d’intérêt européen, mais aussi pour la protection des basses terres potentiellement submersibles.